Le montage des réservoirs est désormais en cours sur le chantier du terminal pétrolier et logistique développé par African Terminal & Logistics Services (ATLS) au sein du Doraleh Multipurpose Port (DMP). Le projet suit son calendrier en vue de l’achèvement de sa première phase en juin 2027. Cette étape marque une avancée importante dans la réalisation de l’une des plateformes énergétiques et logistiques les mieux situées stratégiquement en Afrique de l’Est.

La première phase du projet offrira une capacité de stockage d’environ 288 000 mètres cubes. La construction et le développement se poursuivront avec une deuxième phase, qui portera la capacité du terminal à environ 500 000 mètres cubes. Une expansion supplémentaire est ensuite prévue, avec la possibilité pour l’ensemble du projet d’atteindre environ 788 000 mètres cubes de capacité de stockage.

Développé selon une stratégie d’expansion progressive en trois étapes, le projet vise à renforcer la sécurité de l’approvisionnement en carburant, à améliorer la résilience des chaînes d’approvisionnement et l’efficacité du corridor, ainsi qu’à soutenir la croissance à long terme des échanges entre Djibouti, l’Éthiopie et l’ensemble de l’Afrique de l’Est.

L’un des principaux atouts du projet réside dans son implantation au sein du DMP et dans sa proximité avec le corridor ferroviaire éthio-djiboutien, l’un des axes logistiques les plus importants de la région, qui relie les infrastructures portuaires de Djibouti au marché éthiopien. Contrairement aux terminaux de stockage classiques, ATLS est développé comme une plateforme intégrée, réunissant les infrastructures d’importation maritime, le stockage de grande capacité, le chargement des camions et la connectivité ferroviaire dans une solution unique au service du corridor. Le projet apportera ainsi de nouvelles capacités significatives au réseau logistique énergétique régional, tout en favorisant un acheminement plus rapide et plus efficace du carburant, depuis les navires jusqu’aux réservoirs, puis vers les marchés de la région.

ATLS accorde une attention particulière à l’efficacité du déchargement comme du chargement. Les infrastructures sont conçues pour maximiser les volumes traités et réduire les temps d’attente dans l’ensemble du terminal. Plusieurs lignes de déchargement permettront de transférer rapidement le carburant des navires vers les réservoirs, réduisant ainsi le temps d’immobilisation des navires et facilitant les opérations maritimes. Pour l’expédition du carburant, des bras de chargement ferroviaire dédiés augmenteront la vitesse et l’efficacité du chargement des trains, ainsi que le nombre de wagons pouvant être chargés chaque jour. Un grand nombre de postes de chargement permettront également de charger plusieurs camions simultanément et de maximiser la capacité quotidienne de chargement routier. Ensemble, ces investissements sont conçus pour assurer un flux efficace de bout en bout, du déchargement des navires au stockage, puis à l’expédition par rail ou par route, tout en limitant les risques de congestion. Cette capacité accrue de chargement ferroviaire soutiendra également la progression de l’utilisation du chemin de fer éthio-djiboutien, dont le rôle dans le transport de carburant et d’autres marchandises le long du corridor devient de plus en plus important.

L’intérêt de cet investissement est renforcé par les perspectives économiques régionales : le FMI prévoit une croissance de 9,2 % de l’économie éthiopienne en 2026, soit le taux le plus élevé d’Afrique subsaharienne, ce qui laisse entrevoir une demande durable en infrastructures énergétiques et logistiques le long du corridor.

Le terminal est construit conformément aux normes d’ingénierie et de sécurité API 650, témoignant de la volonté d’ATLS de développer une plateforme pétrolière et logistique techniquement robuste. ATLS a également réalisé des investissements importants dès la phase de conception afin d’intégrer des exigences de sécurité strictes et d’assurer le plein respect des normes environnementales applicables. L’entreprise entend ainsi positionner le terminal pour répondre, pendant les décennies à venir, aux besoins énergétiques croissants de l’Éthiopie et de l’ensemble de l’Afrique de l’Est.